Il faudra bien

Il faudra bien qu’un jour ou l’autre
Les enfants n’aient plus peur du vide
Que les hommes soient des apôtres
Pour les conduire vers le splendide

Vers un soleil jamais à terre
Aussi rond qu’une pomme blonde
A croquer sans craindre le ver
Caché aux quatre coins du monde

Allez que viennent les beaux jours
Allez que viennent les beaux jours
Il faudra bien que viennent les beaux jours

Il faudra bien que l’on efface
Ces grains de beauté sombres
Ces parts d’ombres, vilaines tâches
Posés sur nos corps en grand nombre

Du fond de nos gorges de haine
J’entends l’écho comme un torrent
Hurlant jusque dans les plaines
De nos yeux à peine vivants

Allez que viennent les beaux jours
Allez que viennent les beaux jours
Il faudra bien que viennent les beaux jours

Il faudra bien offrir l’amour
Le déposer sous la marquise
De nos chemins de nuit et de jour
Comme on offre des fleurs à sa promise

S’élancer vers notre avenir
Apprendre le sourire d’un visage
Et ne pas vivre de souvenirs
De livres d’histoires et d’images

Allez que viennent les beaux jours
Allez que viennent les beaux jours
Il faudra bien que viennent les beaux jours
Pour toi l’inconnu, pour toi mon ami

Il faudra bien qu’un jour ou l’autre
Les enfants n’aient plus peur du vide…

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