Igloo de secours

Il y a comme une aube nouvelle
Qui se noie dans le froid du jour
L’odeur de poudre et d’étincelle
Qui tâche les ailes pour toujours

Des promesses d’échappée belle
Disparues dans un ciel trop lourd
Le temps dans ses quartiers d’hiver
Se taire dans le ventre de la terre

Le vent a pris la clé des champs
Bâti des mûrs de feuilles autour
Bien à l’abri des gens, c’est mon igloo de secours.

Il y a dans l’air le goût amer
D’un fruit qui n’a pas pu mûrir
Aux heures chaudes printanières
Dans le jardin de tous les désirs

Maudit par les dieux, les vipères
Qui n’ont pas pu se retenir
De tenter l’homme que nous sommes
De mille embûches ad libitum

Le vent a pris la clé des champs
Bâti des mûrs de feuilles autour
Bien à l’abri des gens, c’est mon igloo de secours.

Malgré les pluies de SOS
Sur l’horizon effarouché
Aucun signe, aucun geste
Ne se penchent sur les bourgeons blessés

J’entends déjà le pas funeste
Encombrer nos plus beaux sentiers
A moins que la bêtise et la peste
Ne succombent aux rêves passagers

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